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Interview

«Le régime de Damas va jouer la fuite en avant»

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Burhan Ghalioun, qui dirige le Conseil national syrien, parle au nom de nombreux mouvements d’opposition à Bachar al-Assad :

Publié le 29/10/2011 à 0h00

Universitaire à Paris et adversaire de longue date du régime syrien, Burhan Ghalioun a pris la tête début octobre du Conseil national syrien (CNS), qui réunit la quasi-totalité des courants de l’opposition.

Malgré la récente formation du CNS, l’opposition apparaît encore divisée…

Le CNS n’est pas divisé. Mais cette coalition de sept différentes formations, où des tendances politiques qui ne se connaissent pas doivent se mettre à travailler ensemble dans l’urgence, est encore à la recherche d’une harmonie. Des problèmes d’organisation, de partage des responsabilités, de mécanisme de décision, de lenteur de réaction et de manque de visibilité doivent encore être réglés. Il faut rappeler que nous avons pour la plupart une culture d’activistes et pas de responsables politiques. Je suis moi-même un universitaire et non un homme politique. Et puis chaque tendance tente de s’imposer. Ces insuffisances dans l’organisation du travail sont aussi dues à la précipitation pour répondre aux demandes de contacts politiques et diplomatiques qui sont venues de partout au lendemain de la formation du Conseil national syrien.

Mais le CNS peut-il se présenter comme l’interlocuteur unique alors que de nombreuses voix dissonantes se font entendre en Syrie comme à l’étranger ?

Il est impossible de rassembler les centaines de groupes d’opposition qui existaient ou se sont formés depuis la révolution. Il faut se concentrer sur les plus importants, en particulier l’Organisation de coordination nationale pour le changement démocratique, basée à Damas et qui regroupe des partis et personnalités politiques nationalistes, panarabistes et socialistes. Ils ont pris leurs distances avec le CNS pour se protéger et nous sommes con

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