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Analyse

Washington-Téhéran : discussions, frictions, sanctions

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En trois ans, le dialogue prôné par Barack Obama à l’égard de l’Iran a montré ses limites. De nouvelles mesures coercitives pourraient être décidées.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 29/10/2011 à 0h00

Le «dialogue» que Barack Obama avait voulu relancer avec l'Iran lors de son arrivée à la Maison Blanche continue de tourner au vinaigre. Après l'adoption aux Nations unies, en juin 2010, d'un ensemble de sanctions, notamment contre les Gardiens de la révolution et les banques du pays, les diplomates américains préparent un nouveau train de mesures pour sanctionner la poursuite du programme nucléaire et réagir à la découverte d'un projet d'attentat sur le sol américain.

Pourquoi ce regain de tension ?

Les terrains d'affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis sont multiples, loin de se résumer au programme nucléaire iranien, et ravivés par le printemps arabe. «Il y a les miliciens chiites qui attaquent les Américains en Irak, les livraisons d'armes iraniennes aux talibans en Afghanistan, le soutien iranien au régime syrien, le soutien aux protestataires à Bahreïn… Les sources de tension sont nombreuses», énumère Kenneth Katzman, chercheur pour le Congrès américain, soulignant qu'il s'exprime à titre personnel.

Le «complot» pour tuer l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington, que le FBI déclare avoir déjoué récemment, n’est qu’un élément de plus sur un fond déjà très chargé. Côté américain, la proximité de la prochaine présidentielle oblige Obama à se montrer particulièrement ferme. L’Iran est l’un des rares thèmes de politique étrangère de la campagne. Les candidats républicains font de la surenchère, dont Jon Huntsman ou Herman Cain, qui e

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