Gang d'autocrates et de dictateurs, la Ligue arabe n'avait pas fait preuve jusqu'alors de fermeté à l'égard de Bachar al-Assad. Une attitude qui vient d'évoluer avec sa demande, via un plan de sortie de crise présenté dimanche à Doha (Qatar), d'un retrait des chars des villes syriennes en révolte et la mise en place d'un dialogue national avec l'opposition. Hier, l'organisation attendait toujours la réponse du régime syrien, d'où l'agacement du Qatar, qui a sommé Damas de cesser ses «tergiversations» et ses «tromperies».
«Mensonges». La réunion de dimanche à Doha s'était tenue dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message au président syrien son «rejet des meurtres de civils». Le pouvoir à Damas avait répliqué en se déclarant «étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent» à la violence.
Le plan soumis par la Ligue arabe à la délégation syrienne demande notamment un «arrêt immédiat» de la violence et le «retrait des chars», afin «d'adresser un message rassurant à la rue syrienne». Il porte également sur «l'amorce, au Caire, d'un dialogue national entre toutes les composantes de l'opposition et le régime», ce que Damas refusait jusqu'à présent. Le retard apporté par Damas dans sa réponse au plan de la Ligue arabe ne laisse guère présager une réponse positive. Dans une interview publiée la veille dan




