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Interview

«Nous attendons un soutien international»

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Abou Ali, capitaine de l’Armée syrienne libre :

Publié le 14/11/2011 à 0h00

Ancien officier des forces du régime, le capitaine Abou Ali dirige une unité de la «division Farouk» de l’Armée syrienne libre (ASL). Interrogé par téléphone, il affirme commander à 45 hommes et opérer dans la région de Homs.

Quelle est votre mission principale ?

Nous nous préparons à protéger les civils qui iront manifester. Ensuite, nous menons des opérations contre les forces de sécurité, en visant en priorité les shabiha [milices de voyous aux ordres du régime, ndlr]. Nous faisons entre une et trois opérations par jour. Nous frappons très vite. Chaque opération doit recevoir le feu vert du QG et ne pas durer plus de quinze minutes, vingt minutes maximum. Mais nous avons un vrai problème : le manque de munitions qui nous parviennent de la frontière ou que nous achetons aux soldats.

Quelle est votre dernière opération ?

C’était mardi. Nous avons attaqué un convoi de shabiha et réussi à incendier un blindé et un bus. Mais nous avons dû battre en retraite rapidement. Plusieurs shabiha sont morts brûlés, mais le régime a prétendu que c’était des soldats.

Pas de victimes de votre côté ?

Dans une opération, il y a quelques jours, nous avons eu deux combattants grièvement blessés. Lors des attaques, nous bénéficions de l’effet de surprise et le moral de nos combattants est très bon, contrairement à ceux du régime. II y a des milliers de combattants qui veulent nous rejoindre. Ils attendent une action de la communauté internationale.

Que faites-vous des blessés ?

Les blessés légers, nous pouvons les soigner. Ceux qui le sont grièvement ne peuvent pas rester plus de deux jours dans une même cachette. Ils doiven

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