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Cadix broie du travail au noir

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Législatives espagnoles, J-2 Pour s’en sortir dans la ville andalouse, gangrénée par le chômage, les habitants s’en remettent le plus souvent au travail illégal, le «chapu». Une débrouille qui ne masque pas la pauvreté.

ParGérard Thomas
Envoyé spécial à Cadix
Publié le 18/11/2011 à 0h00

«Avant, il y avait des seringues qui traînaient de tous les côtés. Le quartier était sale, triste et dangereux. Maintenant c'est tranquille et les gens sont fiers de vivre ici.» D'un large mouvement de bras, Antonio Carreira, l'un des responsables de l'Association des habitants du Cerro del Moro, désigne les trottoirs flambant neufs de la rue Alcalde-Blasquez. A quelques centaines de mètres des anciens chantiers navals de Cadix (sud de l'Andalousie), les édifices délabrés qui étalaient leur misère il y a une quinzaine d'années en bordure de la zone industrielle ont peu à peu été rasés pour laisser place à de petits groupes d'immeubles bordés de commerces. L'héroïne a disparu du quotidien des 6 000 habitants du barrio  (quartier), et si la drogue circule toujours, essentiellement du cannabis, «c'est pas plus qu'ailleurs», assure Julia Sanchez, la présidente de l'association.

La municipalité de Cadix, dirigée par le Parti populaire (PP, droite) a su investir les subsides de la communauté autonome d’Andalousie (socialiste) pour changer la physionomie du Cerro del Moro et pour s’attirer la reconnaissance de ses habitants. Alors que l’administration socialiste va payer cash l’insupportable taux de chômage dont elle est tenue pour responsable, ici comme partout en Espagne.

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