Cachez cette femme que je ne saurais voir. Sous la pression des juifs ultra-orthodoxes, les femmes sont de plus en plus rares sur les panneaux publicitaires de Jérusalem. Dernière victime : la top-model israélienne Sandy Bar. Dans toutes les autres villes du pays, elle est visible dans des poses avantageuses, présentant la collection d’hiver d’une chaîne de vêtements. Mais à dans la Ville sainte, les publicitaires ont cédé à la pression des hommes en noir : les affiches sont recentrées sur un gros plan de l’avant-bras de la mannequin.
Une organisation pour le don d’organes a également préféré faire disparaître les portraits de femmes de la mosaïque de visages qui accompagne ses publicités. Dans certains quartiers religieux de Jérusalem, les affiches représentant le beau sexe sont en effet souvent arrachées, poussant les annonceurs à l’autocensure dans une ville où un quart des habitants se définissent comme des juifs ultra-orthodoxes.
Ces dernières années, les femmes sont de plus en plus marginalisées dans cette communauté qui représente 10% de la population de l'Etat hébreu. En octobre, pendant les fêtes juives, une rue du quartier religieux de Mea Shearim, à Jérusalem, a pour la première fois été divisée en deux : un trottoir pour les hommes, l'autre pour les femmes. La Cour suprême est ensuite intervenue pour mettre fin à cette ségrégation. «L'oppression croissante des femmes par les religieux radicaux a des répercussions dans l'ensemble de la société», s'inquiète




