Le premier (Herman Cain) est prêt à aider Israël à bombarder l'Iran, le second (Rick Perry) voudrait couper tout soutien au Pakistan, tandis que le troisième (Ron Paul) propose de tailler dans les budgets militaires et «mettre fin à la guerre contre les drogues». Le onzième débat des candidats républicains à l'investiture pour la présidentielle de novembre 2012, consacré mardi soir à la sécurité nationale, n'avait rien de très rassurant, quant à la diplomatie de «l'hyperpuissance» américaine. Les huit prétendants républicains ont confirmé que la seule ligne de politique étrangère du «Grand Old Party» est le zigzag, entre des positions extrêmes qui peuvent mener aussi bien à de nouvelles guerres qu'à l'abandon d'anciens alliés. Hormis Jon Huntsman, ancien ambassadeur, aucun des candidats n'a vraiment d'expérience en la matière, et cela se ressent.
Même le favori, Mitt Romney, qui s'efforce le plus d'apparaître comme «présidentiable», s'est distingué en annonçant que son premier voyage à l'étranger s'il est élu à la Maison Blanche serait… en Israël. Une façon, pour celui qui se présente comme le meilleur ami d'Israël, de dénoncer Barack Obama, qui ne s'y est toujours pas rendu depuis qu'il est président, et de courtiser l'électorat évangélique. Mitt Romney s'est par ailleurs moqué de l'idée d'une no fly zone («zone d'exclusion aérienne») en Syrie, maintenant envisagée par plusieurs dirigeants arabes et turcs, et défendue mardi par le gouverneur texan,




