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Libération

La présidentielle ravive les tensions au Congo-Kinshasa

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Violences . Des résultats partiels donnent un nouveau mandat à Joseph Kabila. L’opposition conteste, la communauté internationale s’inquiète.

Publié le 09/12/2011 à 0h00

La république démocratique du Congo pourrait-elle basculer dans une crise post-électorale ? C’est ce que redoute la communauté internationale, au vu des violences qui troublent le pays, et notamment la capitale, Kinshasa, depuis quelques jours. Selon les premiers résultats partiels de la présidentielle du 28 novembre, Joseph Kabila, propulsé à la tête de l’Etat en 2001 après l’assassinat de son père, aurait remporté un deuxième mandat. Les résulats du scrutin, qui devaient être confirmés hier soir par la commission électorale du pays (Céni), ne seront finalement annoncés qu’aujourd’hui.

«Nuls». A l'origine, ils devaient être communiqués mardi, jour officiel de la fin du quinquennat de Joseph Kabila, mais la commission n'ayant pas reçu tous les procès-verbaux des centres locaux de compilation, elle avait reporté son annonce. La victoire du président sortant, élu en 2006, ne faisait, en réalité, que peu de doutes. Les derniers chiffres partiels, portant sur 89% des bureaux de vote, le donnaient déjà favori avec 49% des suffrages, très loin devant les dix autres candidats.

Ces chiffres ont été considérés comme «nuls» par Etienne Tshisekedi, l'opposant historique et grand rival de Joseph Kabila, donné systématiquement perdant par la Céni. Cet opposant de 78 ans, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), n'a jamais dévié de sa ligne : estimant que les chiffres ne reflétaient pas la «vérité des urnes», Tshisekedi s'est

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