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L’armée américaine tire le rideau sur huit années en Irak

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Barack Obama va rapatrier ses derniers soldats avant le 31 décembre, laissant une ambassade pléthorique à Bagdad et un pays en proie à la violence.

Des GI replient le drapeau américain lors d'une cérémonie de transmission de commandement au camp Kalsu, au sud de Bagdad, le 11 décembre. (REUTERS)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 13/12/2011 à 0h00

A la «mission accomplie» de George W. Bush a succédé la «promesse tenue» de Barack Obama. Recevant hier à la Maison Blanche le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, le président américain a voulu célébrer l'ouverture d'un «nouveau chapitre» dans le «partenariat stratégique» entre Bagdad et Washington. D'ici au 31 décembre, les quelque 6 000 militaires américains qui restent en Irak auront quitté le pays, mettant fin à une guerre de plus de huit ans. Ils rentrent «la tête haute et avec honneur», a déclaré hier Barack Obama, qui compte participer à une cérémonie de retour, demain, sur la base de Fort Bragg en Caroline du Nord. Pour Obama, qui faisait partie des rares élus opposés d'emblée à cette guerre, l'exercice est pourtant très délicat : en tant que «commandant en chef», il se doit d'honorer le sacrifice des hommes qui ont servi en Irak. Au moment même où une majorité d'Américains considèrent que cette guerre a été vaine, ruineuse ou même contre-productive. Le Président s'en tire en soulignant qu'il avait promis de mettre fin à cette guerre et qu'il le fait. (voir la vidéo)


À Crédit.
«Cette guerre a coûté beaucoup plus qu'elle n'a rapporté, résume Thomas E. Ricks, auteur de deux livres sur l'aventure militaire américaine en Irak. D'une façon générale, les Américains se demandent "pourquoi avons-nous fait cela ?"» Plus de 100 000 civils irakiens ont été tués durant cette guerre, comme 2

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