A la «mission accomplie» de George W. Bush a succédé la «promesse tenue» de Barack Obama. Recevant hier à la Maison Blanche le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, le président américain a voulu célébrer l'ouverture d'un «nouveau chapitre» dans le «partenariat stratégique» entre Bagdad et Washington. D'ici au 31 décembre, les quelque 6 000 militaires américains qui restent en Irak auront quitté le pays, mettant fin à une guerre de plus de huit ans. Ils rentrent «la tête haute et avec honneur», a déclaré hier Barack Obama, qui compte participer à une cérémonie de retour, demain, sur la base de Fort Bragg en Caroline du Nord. Pour Obama, qui faisait partie des rares élus opposés d'emblée à cette guerre, l'exercice est pourtant très délicat : en tant que «commandant en chef», il se doit d'honorer le sacrifice des hommes qui ont servi en Irak. Au moment même où une majorité d'Américains considèrent que cette guerre a été vaine, ruineuse ou même contre-productive. Le Président s'en tire en soulignant qu'il avait promis de mettre fin à cette guerre et qu'il le fait. (voir la vidéo)
À Crédit.«Cette guerre a coûté beaucoup plus qu'elle n'a rapporté, résume Thomas E. Ricks, auteur de deux livres sur l'aventure militaire américaine en Irak. D'une façon générale, les Américains se demandent "pourquoi avons-nous fait cela ?"» Plus de 100 000 civils irakiens ont été tués durant cette guerre, comme 2




