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L’Iran fait feu des sanctions

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Téhéran a répliqué, hier, au durcissement des mesures occidentales le visant par un tir de missile et des déclarations martiales. Une riposte qui dissimule mal l’affaiblissement du régime.

Des soldats iraniens lors d'un exercice près du détroit d'Ormuz, le 1er janvier 2012. (© AFP Ebrahim Noroozi)
Publié le 02/01/2012 à 0h00

Rodomontades ou menaces sérieuses, l’Iran a tiré hier un missile sol-air de moyenne portée près du détroit stratégique d’Ormuz et annoncé avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire. Lancer des défis est la réponse habituelle du régime islamique quand il se sent en difficulté.

Cette fois, il menace de réagir sur deux questions ultrasensibles pour l’Occident : la navigation dans ce goulet du golfe Persique absolument vital puisqu’il y transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial ; la question nucléaire à l’heure où le dernier rapport de l’Agence internationale sur l’énergie atomique témoigne que Téhéran a bien l’ambition de fabriquer une bombe.

Si l’Iran semble aussi à cran, c’est, d’abord, à cause de la promulgation samedi par Barack Obama d’une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier iranien. Les nouvelles mesures prévoient de l’autoriser à geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. Une mesure qui a aussitôt affecté la monnaie nationale, laquelle a chuté. Il faut désormais 16 000 rials pour un dollar alors que le taux officiel de la Banque centrale est de 11 000 rials, selon l’agence de presse officielle Irna.

Embargo. Cette attaque américaine contre la banque centrale visant à contraindre le pouvoir iranien à abandonner son programme nucléaire, celui-ci a répondu par la s

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