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Critique

Sur la trace des Avars, au cœur d’un Caucase de guerres et de légendes

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Publié le 05/01/2012 à 0h00

Leur terre est inhospitalière à l’image des pierres sombres qu’ils taillent pour construire leurs maisons au pied des montagnes pelées du nord-est du Caucase. Leur fierté et leur indépendance sont aussi légendaires que leur goût des fêtes et des chants. Pour ce voyage au pays d’une minorité perdue au fin fond de la Fédération russe, l’ethnologue Vladimir Bobrovnikov, qui écrit en français, nous mène sur la trace des Avars.

Ils forment la principale communauté du Daguestan, la «montagne des langues», où l’on compte encore une trentaine de parlers issus de trois groupes linguistiques (turc, indo-européen et caucasien du nord-est). Selon la légende, un cavalier chargé de distribuer leurs langues aux divers peuples aurait trébuché, laissant les précieux dialectes s’échapper de son sac sur les pentes de cette montagne. C’est ainsi que Bobrovnikov nous raconte les fables, les préjugés et la réalité d’un peuple à l’histoire tourmentée. Il rétablit la vérité sur des montagnards qui ne sont pas arriérés comme le croient souvent les gens des villes. Ils aiment de plus se moquer d’eux-mêmes. Comme dans cette blague : pourquoi les Avars portent-ils des chaussettes trouées ? Parce qu’ils les gardent lorsqu’ils se coupent les ongles.

Les Avars ont leurs héros. On apprend que le légendaire imam Chamil qui repoussa les conquérants russes au XIXe siècle avant de succomber sous les coups de butoir des armées du tsar était avar et non tchétchène comme on le croit depuis les guerres ru

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