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Bruxelles se réveille face aux dérives d’Orbán

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Diplomatie. La Commission a finalement menacé de lancer des procédures à l’encontre de la Hongrie.

Publié le 13/01/2012 à 0h00

L'Europe commence finalement à réagir contre les dérives autocratiques du Premier ministre conservateur hongrois, Viktor Orbán. «Nous utiliserons tous nos pouvoirs pour nous assurer que la Hongrie respecte les règles de l'Union européenne», a déclaré hier le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui se dit en même temps encouragé par des signaux montrant que Budapest serait prêt «à négocier».

Dans l’immédiat, Bruxelles lance une demande de sanctions financières contre un dérapage budgétaire jugé excessif : il atteindrait en 2011 6% du PIB au lieu des 3% revendiqués par Budapest, qui serait ainsi la première victime de la nouvelle gouvernance budgétaire en vigueur depuis l’automne.

Mais la pression ne se limitera pas à cette seule question. Dès mercredi, la Commission était montée au créneau en se disant «préoccupée en tant que gardienne des traités» par plusieurs points litigieux de la nouvelle Constitution hongroise, notamment sur l'indépendance des juges, de la Banque centrale et de l'autorité de protection des données. Elle se réserve ainsi le droit de «lancer des procédures en infraction» qui pourraient à terme conduire la Hongrie devant la Cour de justice de l'UE.

Jusqu'ici l'Europe était restée quasi silencieuse, d'autant que Viktor Orbán appartient au Parti populaire européen, le principal groupe du Parlement de Bruxelles qui compte parmi ses membres une majorité de partis au pouvoir, dont l'UMP française ou la CD

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