Les visages sont plissés, les cheveux blancs ou gris, la moyenne d'âge tutoie les 65 ans et l'hôtel qui les accueille est un peu fané lui-même. Mais les discours flamboient encore, contre le «gouvernement vampire» ou les redoutables avancées de la… «charia» aux Etats-Unis. A la veille de la primaire républicaine de ce samedi en Caroline du Sud, quelques centaines de militants du Tea Party, le mouvement populiste qui a émergé en 2009 à la droite du parti républicain, ont participé cette semaine à leur première «convention» locale pour rappeler qu'ils sont toujours une force sur laquelle il faut compter. «Nous sommes forts car nous sommes des libres penseurs», assure Joe Dugan, 66 ans, l'organisateur de cette convention qui dit avoir rassemblé plus de 550 inscrits.
Dans l'immédiat, cette soif de liberté fait surtout que le Tea Party n'a pas réussi à s'unir derrière un candidat à la prochaine élection présidentielle. Le groupe de Myrtle Beach, qui revendique plus d'une centaine de militants, s'est rallié à Newt Gingrich, le candidat le plus tapageur, qui se veut le mieux à même de battre samedi le favori, Mitt Romney, puis Barack Obama en novembre. «J'aime bien le fait que Gingrich soit un historien, explique Joe Dugan. Il sait qu'il faut en revenir à nos pères fondateurs. Il comprend que notre choix, aujourd'hui, c'est soit de continuer à dériver vers le socialisme avec Obama, soit revenir à ce qui a fait la grandeur de notre nation, la l




