Barack Obama a «applaudi» les nouvelles sanctions adoptées lundi par l'Union européenne qui s'attaquent aux exportations de pétrole de l'Iran. Sachant qu'en année électorale, les Etats-Unis ne pourront guère négocier avec Téhéran, nombre d'experts redoutent pourtant que l'issue de cette escalade soit plutôt militaire. Pour Gary Sick, ancien conseiller à la Maison Blanche sous les présidents Ford et Carter, aujourd'hui professeur à l'université Columbia, les sanctions américaines et européennes équivalent à un «acte de guerre».
Pourquoi craignez-vous une guerre avec l’Iran ?
Si les Iraniens ne peuvent plus vendre leur pétrole, alors ils n’auront plus rien à perdre en prenant des mesures extrêmes. Il ne faudra pas être surpris si l’Iran répond vigoureusement à un moment ou à un autre. Il peut attaquer les ports et raffineries sur l’autre rive du Golfe avec ses missiles de croisière, ce qui réduirait considérablement les exportations, les siennes et celles de l’Arabie Saoudite ou du Koweït. Le prix du baril bondirait à plus de 200 dollars (153 euros), ce qui aurait un effet considérable sur les économies occidentales. On parle aujourd’hui des sanctions comme si elles étaient sans risques. On peut harceler l’Iran jusqu’à un certain point, mais si on coupe sa principale ressource, il faut s’attendre à une réponse forte, très coûteuse pour tout le monde.
Sarkozy a donc eu tort de convaincre les Européens d’adopter ces sanctions renforcées ?<




