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Libération

Ouattara et Sarkozy, des copains d’abord

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Afrique. Le président ivoirien est reçu aujourd’hui à l’Elysée.

Dessin : Frédéric Rébéna. Né en 1965. Dernier album : «Stieg Larsson avant "Millénium"» (Denoël Graphic).
Publié le 26/01/2012 à 0h00

Au cœur de la crise postélectorale, il y a un an, Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy se parlaient pratiquement tous les jours. Reclus à l'hôtel du Golf, à Abidjan, sous la protection des Casques bleus, le dirigeant ivoirien tentait de desserrer le siège des forces loyales au président sortant, Laurent Gbagbo. Au nom d'une amitié vieille de vingt ans, le chef d'Etat français ne s'est pas contenté de le rassurer : il n'a pas hésité à le «coacher», lui donnant des conseils sur la tactique à adopter pour faire plier son rival. Et quand cela n'a pas suffi, Sarkozy a ordonné à l'armée française d'intervenir pour permettre aux soldats de Ouattara, le 11 avril, de s'emparer de Gbagbo. «Rien n'aurait été possible sans l'amitié et le soutien personnel de Nicolas Sarkozy», admet un conseiller du président ivoirien.

Actuellement dans l’attente de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo regardera - depuis sa cellule de La Haye - les images de la visite en grande pompe de son tombeur. Entretien en tête à tête des deux présidents et dîner d’Etat ce soir à l’Elysée, réception à l’Assemblée et au Sénat, réunion au Medef le lendemain : Paris a déroulé, hier, le tapis rouge pour «Ado» (le surnom de Ouattara).

Privatisations. Ironie de l'histoire, alors que ce dernier a enfin accédé à la plus haute marche du pouvoir en Côte-d'Ivoire, au terme d'une lutte acharnée de près de vingt ans, son a

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