Au Liban, le prix de la kalachnikov a fait un bon. Elle vient de passer de 2 000 à 3 000 dollars (1 500 à 2 300 euros). La raison de cette hausse se trouve de l'autre côté de la frontière : la militarisation croissante de l'insurrection syrienne. D'où une hausse des demandes d'armes, venues du Liban mais aussi d'Irak, de Jordanie, peut-être de Turquie. Signe des progrès sur le terrain de cette guérilla, dont les milices sont réunies sous le nom d'Armée syrienne libre (ASL), les opérations que ces dernières ont menées dans plusieurs districts et localités autour de Damas, en particulier à Douma, une ville de quelque 100 000 habitants. Selon l'AFP, la banlieue du nord-est de la capitale était encore hier en état de siège, et son correspondant indiquait avoir vu des soldats se retrancher «derrière d'innombrables sacs de sable». Pour reprendre certains districts, comme celui d'Hamouriyeh, à 8 kilomètres de Damas, les troupes syriennes ont même dû utiliser des blindés et de l'artillerie.
Sanglants.«L'ASL a bien fait de se retirer. Sinon, le régime aurait effacé des pans entiers de la banlieue de Damas», indique un chercheur proche de l'opposition. Ces derniers jours ont donc été particulièrement sanglants, l'Observatoire syrien des droits de l'homme recensant 80 morts, dont une moitié de civils pour la seule journée de dimanche et au moins 27 morts, dont 21 civils, pour hier.
Cette intensification de la violence a plusieurs raisons. La première e




