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Libération

La bataille de l’ONU

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Français, Britanniques et Américains essayaient hier d’imposer un vote face à l’opposition russe et chinoise.

ParFabrice Rousselot
De notre correspondant à New York
Publié le 01/02/2012 à 0h00

Un appel vigoureux à une prise de responsabilité de l’ONU face aux souffrances du peuple syrien. C’est en ces termes qu’Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, est intervenu hier après-midi à New York pour demander au Conseil de sécurité d’agir face à la répression engagée par le président Bachar al-Assad. Dans un discours coup-de-poing, Juppé a ainsi exhorté le Conseil à soutenir le projet de résolution présenté par le Maroc la semaine dernière, et qui reprend le plan de la Ligue arabe pour une transition démocratique à Damas.

«Le silence du Conseil depuis des mois est scandaleux», a lancé le ministre français, avant de demander à l'ONU d'être «à la hauteur de sa mission». Le forcing français, appuyé par les Américains et les Britanniques, vise donc à tenter d'imposer le vote d'un texte le plus tôt possible face à une opposition russe et chinoise qui dure désormais depuis des mois à l'ONU. Le dernier texte à l'étude encourage le président Bachar al-Assad à «transférer son autorité à son vice-président», en vue de former un gouvernement d'union nationale et de préparer des élections. Et demande au régime syrien de mettre fin immédiatement aux «violations des droits de l'homme».

Cette fois, Alain Juppé, mais aussi Hillary Clinton et William Hague, les chefs de la diplomatie américaine et britannique présents eux aussi à New York, espèrent que l'accroissement de la répression sur le terrain va contraindre le Conseil de sécur

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