Alors que le Conseil de sécurité cherche à trouver une issue à la crise, la situation en Syrie demeure complètement bloquée et risque de s’aggraver encore, le régime cherchant à provoquer une guerre civile.
Le plan de sortie de crise de la Ligue arabe est-il applicable ?
Sans doute pas. Adopté il y a une semaine, ce plan, dont les grandes lignes sont reprises dans le projet de résolution des Nations unies, appelle le président Bachar al-Assad à transférer «toute son autorité à son vice-président», en vue d'une transition démocratique et de la formation d'un gouvernement d'union nationale. Cette initiative découle du constat que ni l'opposition ni le pouvoir alaouite ne sont capables de l'emporter. D'où la crainte de l'Arabie Saoudite, dont le poids est déterminant au sein de la Ligue, d'un enlisement du conflit avec des possibilités de guerre civile et des risques d'embrasement pour toute la région. Aussi la Ligue a-t-elle imaginé cette troisième voie pour sortir de l'impasse. Le président syrien sortirait donc du jeu mais le régime perdurerait. Ce plan fait le pari qu'une partie du régime syrien ne serait pas hostile à des réformes démocratiques et qu'une telle solution pourrait rassurer Moscou, qui ne veut pas entendre parler de la chute de l'actuel pouvoir. Un pari des plus incertains, d'autant plus qu'il table sur un départ volontaire de Bachar al-Assad. Or, jusqu'à présent, c'est lui le maître du pays et il n'entend pas céder une once de son pouv




