Que faire contre le boucher de Damas ? En Syrie, personne n’est épargné, pas même les enfants, par la rage meurtrière d’un régime prêt à tout pour conserver le pouvoir. Mais, malgré les massacres, le peuple syrien poursuit avec courage son combat contre une dictature féroce et corrompue. On peut reprocher à la communauté internationale sa pusillanimité. L’Occident et les pays arabes ne sont pas intervenus comme ils ont pu le faire en Libye contre le colonel Kadhafi, laissant seuls les Syriens face à l’armée et aux milices de Bachar al-Assad. La géopolitique régionale a ses raisons, et l’opposition syrienne reconnaît elle-même les dangers d’une expédition étrangère. Il ne faut pas pour autant baisser les bras. La France, après les compromissions douteuses de Claude Guéant avec le régime, a pris la tête de la communauté internationale pour obtenir le retrait du fils Al-Assad. La Ligue arabe, club jusqu’alors de tyrannies, a demandé et travaille au départ du bourreau syrien. Preuve qu’au Moyen-Orient, les dictateurs ne peuvent plus impunément torturer et assassiner leurs citoyens. Le départ d’Al-Assad n’est pas pour autant assuré. Le Syrien joue la carte ethnique, attisant les braises de la guerre civile dans son pays fragile et fragmenté. Il reste que rien ne peut être pire que le maintien au pouvoir de Bachar al-Assad. La transition sera difficile et lourde de périls, mais les Syriens, qui ont payé par milliers de leur vie leur combat pour la liberté, ont droit à la démocrat
EDITORIAL
Mobilisés
Réservé aux abonnés
Publié le 01/02/2012 à 0h00
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus