Les Etats-Unis ont annoncé, hier, la fermeture de leur ambassade à Damas, et évacué leurs derniers fonctionnaires «compte tenu de la poursuite de la violence et de la détérioration des conditions de sécurité». Le Royaume-Uni, lui, rappelle son ambassadeur pour consultation. «Nous continuerons à emprunter les voies de communications qui subsistent pour signifier au régime syrien notre horreur de la violence qu'il exerce contre son peuple, inacceptable dans le monde civilisé», a dit le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.
Pression. Trois jours après les veto russes et chinois qui ont bloqué l'adoption d'une résolution, pourtant a minima, appelant à l'arrêt des violences, les capitales occidentales veulent mettre la pression sur Damas. «Il est important de résoudre la crise sans recourir à une intervention militaire extérieure et je pense que c'est possible», a affirmé, hier, le président américain, Barack Obama, sur la chaîne NBC. Le porte-parole de la Maison Blanche a, pour sa part, déclaré que certains pays «ne devraient pas essayer de parier sur le régime Al-Assad, car c'est un pari perdu d'avance». Claire allusion à la Russie et à la Chine, qui avaient déjà empêché en octobre le vote d'une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie.
«Hystérique». «C'est un scandale, ce qui se passe. Nous ne sommes pas décidés à accepter l'indécision ou le blocage d'une communauté internation




