Un an exactement après la chute du président Hosni Moubarak, rien ne va plus entre Le Caire et Washington et la crise diplomatique entre ces deux capitales alliées risque de s'aggraver encore. «L'Egypte ne cédera pas aux pressions», a affirmé mercredi soir le Premier ministre Kamal al-Ganzouri, alors que plusieurs délégations officielles américaines doivent arriver en Egypte et que certains à Washington parlent même de suspendre l'aide militaire des Etats-Unis. Objet des tensions : les poursuites engagées par la justice égyptienne contre 43 personnes dont 19 Américains travaillant dans plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) exerçant sur le territoire égyptien.
Il leur est reproché de ne pas avoir déclaré leurs activités aux autorités et d'avoir eu recours à des financements illégaux. Mais surtout d'avoir outrepassé leurs fonctions, en se livrant à des «activités purement politiques sans rapport avec un travail auprès de la société civile», selon Sameh Abou Zeid, un des juges d'instruction en charge de l'affaire, qui n'hésite pas à parler «d'ingérence étrangère». Le juge a affirmé mercredi que de nouvelles ONG étaient dans le viseur de la justice. La date du procès n'a pas été fixée, mais l'acte d'accusation a été transmis aux Etats-Unis et les militants encourent jusqu'à cinq ans de prison.
Fichiers. Cette procédure judiciaire fait suite aux descentes de police pour le moins brutales qui ont eu lieu le 29 décembre au sièg




