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Libération
Décryptage

La radio Echo de Moscou reprise en main avant les élections

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Publié le 16/02/2012 à 0h00

A l’approche de la présidentielle du 4 mars, la plus impertinente des radios russes, Echo de Moscou, se trouve dans le collimateur du pouvoir. Son rédacteur en chef, Alexeï Venediktov, ainsi que son adjoint vont perdre leur place au sein du Conseil d’administration de la radio, dont Gazprom-média, filiale du géant gazier, contrôle 66% des parts. Une convocation du parquet est de plus arrivée hier au nom de Venediktov, à la suite d’une plainte venant d’une petite ville de province.

Pourquoi ce tournant ?

Le climat se tend à l'approche de l'élection qui se tient dans un climat de contestation sociale et politique inégalé depuis le début des années 90 qui ont vu la désintégration de l'Union soviétique. Vladimir Poutine, le Premier ministre candidat à la présidentielle, a jusqu'à présent évité d'entrer en confrontation ouverte avec les manifestants qui dénoncent depuis décembre la fraude électorale. Mais la coupe est pleine. Il y a un mois, lors d'une rencontre avec la presse, Poutine a accusé Echo de Moscou de «le couvrir de merde du matin au soir». Une telle déclaration ne pouvait pas rester sans suite, qu'elle soit le fait du prince ou de ses courtisans.

Comment cette radio a-t-elle pu être tolérée pendant une décennie ?

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2000, une des premières mesures de Poutine a été de reprendre en main les chaînes audiovisuelles, propriété d’oligarques jugés trop puissants. Parmi ces médias, se trouvait Echo de Mosc

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