Mis sous pression par les Occidentaux et affaibli par les sanctions économiques qui commencent à avoir de l'effet, Téhéran plastronne sur son programme nucléaire tout en se disant prêt à négocier. Hier, la télévision iranienne montrait en direct les images de l'introduction d'une barre de combustible nucléaire enrichi à 20% «fabriqué localement» dans le cœur du réacteur de recherche de Téhéran, en présence du président Mahmoud Ahmadinejad. Celui-ci a par ailleurs annoncé que 3 000 nouvelles centrifugeuses avaient été mises en activité sur le principal site d'enrichissement à Natanz. Parmi elles, 164 seraient d'un nouveau type «avec une capacité d'enrichissement trois fois plus importante», assure Fereydoun Abbassi Davani, le chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique.
«Façade». Il est difficile d'estimer la portée réelle de ces avancées, alors que le régime veut à tout prix montrer que ni les sabotages ni les assassinats ciblés n'ont ralenti leur marche vers le nucléaire, officiellement à usage civil, mais dont la vocation militaire paraît de plus en plus évidente, comme le relevait le dernier rapport de l'Agence internationale pour l'énergie atomique. «Tout montre que l'Iran entend continuer son programme nucléaire comme si de rien n'était et que ses gestes diplomatiques ne sont que de façade. Mais des annonces officielles sur de nouvelles avancées techniques, il y en a tous les trois mois, et entre ce qu'ils disent et ce qu




