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Coalition hétéroclite contre Damas

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Conférence . Les Amis du peuple syrien, réunis vendredi à Tunis, appellent à l’arrêt des violences.

ParElodie Auffray
Correspondance à Tunis
Publié le 25/02/2012 à 0h00

Face au blocage de la communauté internationale et à la poursuite de la répression, comment venir en aide aux Syriens ? C’est ce dont ont débattu vendredi, lors d’une conférence à Tunis, les «amis du peuple syriens», rassemblement d’une soixantaine de pays et organisations, sans la participation de la Russie et de la Chine, principaux alliés de Damas. L’un des enjeux tournait autour d’un début de reconnaissance de l’opposition syrienne.

Sanctions. C'est la première fois que plusieurs groupes, aux premiers rangs desquels le Conseil national syrien (CNS), participent à une rencontre de cette envergure. «Nous souhaitons que le CNS soit aujourd'hui le pôle autour duquel va s'organiser l'opposition syrienne et […] que toutes les sensibilités puissent y être représentées», a indiqué le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, citant les minorités alaouite et chrétienne. La conférence devait aussi lancer un appel à renforcer les sanctions «de nature à faire plier le régime», a précisé le ministre français.

Autre point débattu, la mise en place d'une aide humanitaire. La conférence a appelé le régime à «cesser immédiatement toute forme de violence» pour laisser les organisations, en particulier la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, accéder aux populations, notamment les habitants de Homs et du quartier de Bab Amro. Des victimes ont pu être évacuées vendredi soir.

«C'est un non-sens de se concentrer sur la seule aide humanitaire. Nous

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