Au moment où s'ouvraient hier les bureaux de vote pour le référendum sur la nouvelle constitution proposée par le régime, les obus pleuvaient sur Bab Amro, à Homs. Un militant des droits de l'homme rapportait que pas un bureau de vote n'était ouvert dans la ville dévastée par trois semaines de pilonnage. Alors que 14 millions de Syriens étaient appelés à voter sur un texte qui instaure «le pluralisme politique», des militants prodémocratie ont dénoncé «un régime et une Constitution sans légitimité».
Ambulances. Samedi, la journée de violences a fait près de 100 morts, en grande majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). «Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge», a indiqué un militant des droits de l'homme, à Bab Amro. «Les maisons sont détruites. Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications», toujours selon ce militant.
C'est dans ce quartier que sont bloqués depuis cinq jours la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, la première en commande pour le Figaro, le second pour le Sunday Times. Ils ont tous deux été blessés mercredi dans le bombardement qui a tué la grande reporter américaine Marie Colvin (56 ans) du Sunday Times et le photographe français Rémi Ochlik (28 ans) de l'agence IP3.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles ont repris




