Il ne flamboie toujours pas, mais il a repris la tête de l'étrange course républicaine à la Maison Blanche : Mitt Romney s'est sorti d'une mauvaise passe en remportant les deux primaires de ce mardi, au Michigan et en Arizona. «Je suis prêt à conduire notre parti à la victoire et à ramener la prospérité !» a-t-il triomphé, dans une de ses formules toutes faites qui peinent à chauffer les cœurs républicains.
Sur sa terre natale du Michigan, où son père était gouverneur et où il l’avait emporté avec 9 points d’avance sur John McCain en 2008, Romney était menacé cette année par Rick Santorum, un freluquet qui lui a déjà ravi trois Etats du Midwest (Iowa, Minnesota et Missouri). Romney a stoppé l’hémorragie au Michigan mardi, avec 41% des suffrages, contre 38% pour Santorum. En Arizona, il l’emporte avec 47%, contre 27% pour Santorum. Deux autres candidats sont encore en lice, Newt Gingrich et Ron Paul, mais ils n’avaient pas les moyens de faire réellement campagne dans ces deux Etats.
«Romney a réussi à esquiver la balle ce mardi, résume Michael McDonald, professeur à la George Mason University. Mais plusieurs autres balles se dirigent encore vers lui : il risque de perdre quelques Etats au Super Tuesday.» Dix Etats sont invités à voter la semaine prochaine, lors de ce «Super mardi» qui peut encore remettre le «favori» en question. Newt Gingrich espère un come-back dans les Etats du Sud, la Géorgie en particulier dont il fut longtemps l'élu. L'autre bat




