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Libération

Un oscar pour changer la face du Pakistan

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Publié le 01/03/2012 à 0h00

La réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy a décroché le premier oscar de l'histoire du Pakistan pour son documentaire sur les attaques à l'acide. Une fierté pour ce pays et les victimes de ces violences terrifiantes. «La gloire des oscars au Pakistan !» : le portrait de Sharmeen Obaid-Chinoy, émouvante et tout sourire, brandissant la statuette la plus convoitée du cinéma mondial, s'est affiché en une de tous les journaux du pays. Une image de fierté et d'espoir très loin du quotidien d'un pays rythmé par les attentats, les graves crises économique et politique et la corruption. A Hollywood, la réalisatrice pakistanaise a rendu hommage «à toutes les femmes qui œuvrent pour le changement» dans son pays.

Son documentaire court Saving Face («sauver le visage, la face»), coréalisé avec l'Américain Daniel Junge, traite de l'une des pratiques les plus moyenâgeuses du pays : le vitriolage. Il suit notamment le travail du chirurgien pakistano-britannique Mohammad Jawad, revenu dans son pays pour aider les femmes aspergées d'acide à se reconstruire physiquement et psychologiquement. Au Pakistan, jusqu'à 200 femmes sont ainsi torturées chaque année pour avoir refusé une proposition de mariage ou dans le cadre de crimes d'honneur et de violences domestiques.

Peu après son couronnement, l'équipe du documentaire a lancé sur son site (Savingfacefilm.com) une campagne pour amplifier le combat contre ces attaques, en partenariat avec l'Acid Survivors Foundation (ASF), une ONG pak

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