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reportage

A Springfield, des Américains en passion de famille

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Ce thème obnubile aussi bien les habitants de cette ville de l’Ohio que les candidats aux primaires républicaines, alors que dix Etats votent aujourd’hui.

Mitt Romney, avec sa femme, dimanche dans le Tennessee. (Photo Brian Snyder. Reuters)
ParLorraine Millot
Envoyée spéciale à Springfield (Ohio)
Publié le 06/03/2012 à 0h00

Chaque matin quand ils se lèvent, après avoir bu leur tasse de café, Lavern et Ronda Nissley ont un petit rituel pour entretenir leur mariage. Ils s'installent sur un canapé et s'interrogent pendant un quart d'heure : «Comment te sens-tu ?», «Est-ce que quelque chose te soucie ?», «Qu'as-tu prévu de faire aujourd'hui ?»Le mariage est une institution sérieuse aux Etats-Unis, mais qui mérite des soins, explique Lavern, devenu un spécialiste de la question : il dirige à Springfield (Ohio) un Marriage Resource Center, qui enseigne comment préparer et cultiver un couple. «Avant la création de notre centre en 2004, le comté était à un taux de 100% de divorces par rapport au nombre de mariages, le double de la moyenne nationale, rappelle Lavern. Depuis, nous avons réussi à faire baisser ce taux de divorces, même s'il reste très élevé, à plus de 70%.»

«Bons à rien». En cette année électorale, la famille est de nouveau à l'honneur, dans les discours du moins. Lors des primaires républicaines, qui culmineront aujourd'hui avec dix Etats votant pour ce Super Tuesday, les quatre candidats encore en lice se présentent presque systématiquement flanqués de leurs épouses. Sans cesse, ils rappellent leur nombre d'années de mariage, comme si elles les qualifiaient pour la Maison Blanche (55 années de mariage pour Ron Paul, 43 pour Mitt Romney, 22 pour Rick Santorum et 12 pour Newt Gingrich, le plus handicapé sur ce registre, car il en est à sa troisiè

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