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Libye : les divisions en marche

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Afrique. Des responsables de la Cyrénaïque, dans l’est du pays, ont déclaré l’autonomie de cette région.

Publié le 07/03/2012 à 0h00

Est-ce le premier chapitre du séparatisme qui s'écrit en ce moment en Libye ? Des chefs de tribus et des milices de l'Est libyen ont déclaré hier «l'autonomie de la Cyrénaïque», cette région qui part de Syrte et qui court jusqu'à la frontière égyptienne. Une zone où se concentre 60 % de l'extraction pétrolière.

Inéluctable. La Libye était jusqu'en 1963 gouvernée par un système fédéral : Tripolitaine (Ouest), Cyrénaïque (Est) et Fezzan (Sud). «Benghazi avait le statut de capitale fédérale dans la Constitution de 1951», souligne Patrick Haimzadeh, ancien diplomate en Libye. Ce dernier ne semble pas s'émouvoir de cette poussée séparatiste, qui lui semble inéluctable : «Il y a eu en fin d'année la violente prise à partie du porte-parole du CNT, Abdel Hafez Ghoga, à l'université de Benghazi, un signe de rejet du pouvoir incarné par Tripoli.»

Mais ce qui aurait causé une cassure Ouest-Est, «ce sont les postes militaires qui ont été donnés aux gens de Misrata par le CNT au détriment de Benghazi, là où tout avait commencé. Si bien que l'impression laissée, c'est que peu à peu Benghazi et la Cyrénaïque auraient été délaissés», veut croire un observateur interrogé par Libération. Qui seraient ces séparatistes ? Selon un communiqué signé hier, cheikh Ahmed Zoubaïr al-Senoussi, cousin de l'ancien roi Idriss al-Senoussi, renversé en 1969 par Kadhafi, serait à la tête de ce «Conseil intérimaire» de Cyrénaïque «dont o

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