Au moins 20 000 policiers avaient été mobilisés lundi pour prévenir tout dérapage lors des manifestations critiquant l'élection de Vladimir Poutine. «Quand on voit l'ampleur du dispositif mis en place parce que la rumeur courait que des opposants allaient marcher sur la place Rouge, on s'aperçoit que ce pouvoir a peur de son peuple. Ce n'est pas la réaction d'un pouvoir fort. Un tel pouvoir doit dialoguer, il doit évoluer», constate désabusé… le président du syndicat de la police de Moscou, Mikhaïl Pachkine. Faut-il réprimer, faut-il discuter ? Poutine a trois mois pour y réfléchir avant son investiture.
La première journée postélectorale a montré que le pouvoir jouerait autant de la main tendue que de la matraque. Le même jour, Poutine a fait un geste envers le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, son rival à l’élection, à qui il a conseillé de créer son propre parti. De l’autre, les paniers à salade ont embarqué, le même soir, sur la place Pouchkine, les principaux leaders de la contestation extraparlementaire, alors qu’il y avait à peine plus de 20 000 personnes. Pas de quoi menacer le pouvoir du maître de Kremlin, qui voit bien qu’il a perdu Moscou, seule ville où officiellement il n’a pas dépassé les 50%.
Perplexes. Le même jour, le président sortant, Dmitri Medvedev, a fait un dernier geste pour laisser un bon souvenir de son mandat. Il a ordonné à la justice de vérifier d'ici la mi-avril si les sentences prononcées contre l'ex-magnat du pétrole entr




