«Ici nous allons mettre une nouvelle presse, là-bas une autre, et ici encore une nouvelle machine à souder… Revenez nous voir en juillet, l'usine aura toute autre allure !» Broson Jones, directeur général de Banner, une PME spécialisée dans les pièces détachées pour les voitures et les freins d'avion, n'est pas peu fier de faire visiter son site de Columbus, au cœur de l'Ohio. «D'ici à l'an prochain nous prévoyons de remonter à 87 salariés, contre 47 en décembre. Nous sommes en croissance rapide»,se rengorge-t-il, dans le concert des machines qui coupent, tordent, assemblent et sculptent des milliers de différents petits bijoux d'acier. Dans l'Ohio, qui a prolongé très tard dans la nuit de mardi à mercredi le suspense des primaires républicaines, la reprise économique est maintenant bien visible.
Plus que d'autres encore, cet Etat industriel, à l'économie assez diversifiée, avait souffert de la récession de 2008-2009, perdant quelque 400 000 emplois ces quatre dernières années. En 2011, 45 000 emplois ont été regagnés, laissant espérer aux démocrates une «seconde chance» en novembre. L'Ohio est un «swing state» qui sera clé de la prochaine élection : Obama l'avait remporté en 2008, mais les républicains y ont repris le poste de gouverneur en 2010.
«Courageux». Un récent sondage de l'université de Cincinnati y donne 48% d'électeurs approuvant la présidence Obama… et 49% la désapprouvant. «Mon expérience me dit que notre entreprise




