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Libération
Récit

Florence Cassez, dernier espoir

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La Française pourrait être libérée après le rapport d’un juge mexicain faisant état de multiples irrégularités de procédures.

ParEmmanuelle Steels
MEXICO, de notre correspondante
Publié le 09/03/2012 à 0h00

Florence Cassez ne connaît pas encore le sort que lui réservent les juges de la Cour suprême mexicaine. La Française, condamnée à soixante ans de prison en 2009, avait été arrêtée quatre ans plus tôt en compagnie de son ex-petit-ami, Israël Vallarta, soupçonné d’être le chef d’un gang. Accusée d’enlèvements, d’association de malfaiteurs et de détention d’armes, elle a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Le projet de résolution du juge Arturo Zaldivar, rendu public mercredi, propose tout simplement de révoquer la sentence. Ce projet devra être débattu d’ici deux semaines par les cinq magistrats de la Cour suprême qui voteront une résolution finale à la majorité, favorable ou pas à la libération de la Française. Dans l’affaire Cassez, les conclusions d’Arturo Zaldivar ne constituent donc pas le mot de la fin. Mais dans le panorama politique et institutionnel mexicain, c’est déjà un jugement sans appel, une condamnation implacable du système judiciaire et de ses failles endémiques, ainsi que des méthodes abusives de la police fédérale sous la direction du ministre de la Sécurité publique, Genaro Garcia Luna, protégé du président Felipe Calderón.

«Dévastatrice». Toute l'enquête, toute la procédure pénale menée à l'encontre de la Française et les sentences condamnatoires qui en dérivent sont broyées par l'argumentaire du juge Zaldivar. Celui-ci énonce point par point les violations des droits fondamentaux de la détenue et les irrégularités de l'enquê

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