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Syrie : circonvolutions russes à l’ONU

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Diplomatie . Moscou semble d’accord pour une aide humanitaire, mais refuse un départ de Al-Assad.

ParFabrice Rousselot
De notre correspondant à New York
Publié le 13/03/2012 à 0h00

Officiellement, la réunion avait été conviée pour célébrer le printemps arabe à l’ONU. Mais hier, la rencontre des chefs de la diplomatie mondiale à New York a surtout permis de prendre la mesure des dissensions qui persistent toujours sur la Syrie et de relancer de nouveaux efforts pour mettre fin à l’impasse. Dans des discours musclés au sein de l’enceinte de verre, le camp occidental a multiplié les pressions sur la Russie et la Chine afin d’essayer de faire évoluer les clivages qui existent au sein des Nations unies.

«Obstination». Pour la première fois aussi clairement, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré qu'un cessez-le-feu était une «nécessité».Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, a condamné ce qu'il a appelé «l'obstination de gouvernements archaïques», une référence directe à l'opposition persistante depuis des mois de Moscou et de Pékin à une résolution du Conseil de Sécurité condamnant la répression. Evoquant «les exactions et les horreurs que vivent au quotidien les populations syriennes», et soulignant «les crimes contre l'humanité en cours», Juppé a appelé la Chine et la Russie «à entendre la voix des Arabes et de la conscience mondiale et à se joindre à nous». Il a encore ajouté que le régime syrien «devra répondre de ses actes devant la justice».

Dans le même temps, de nouvelles informations faisaient état du massacre d'une cinquantaine de

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