Libérée et innocentée peut-être, mais sans papiers sûrement. Si Florence Cassez est remise en liberté par la Cour suprême mexicaine, qui doit rendre sa décision aujourd’hui, elle se trouvera en situation illégale au Mexique. En effet, durant les six années que la Française, condamnée à soixante ans de prison pour enlèvements, a passées en réclusion, elle n’a pu faire renouveler son permis de séjour. Elle sera donc, si elle est libérée, happée par les rouages de l’administration du pays.
Sous la garde des agents de l’immigration, elle passera de la prison pour femmes de Tepepan à la station migratoire d’Iztapalapa, deux quartiers du sud de Mexico. Une fois arrivée dans ce centre où sont retenus les étrangers sur le point d’être expulsés, le sort de la Française dépendra du bon vouloir des autorités. Si les formalités sont facilitées, Cassez pourrait n’y passer que quelques minutes ou quelques heures, ce qui lui permettrait de sauter dans le vol du soir pour Paris. Mais elle pourrait tout aussi bien être contrainte de rester la nuit à la station migratoire.
Mais la remise en liberté n'est qu'un des scénarios qui s'offrent à la Cour suprême pour résoudre la demande de révision de la sentence en cassation.Les cinq juges pourraient valider la sentence et laisser Cassez en prison. Ils pourraient aussi déclarer le recours non recevable. Certains juges pourraient aussi s'opposer au projet de libération «absolue et immédiate» présenté le 7 mars par leur collègue Arturo Zaldíva




