Florence Cassez restera derrière les barreaux. Hier soir, la Française de 37 ans a appris la décision de la première salle de la Cour suprême, dans sa cellule de la prison pour femmes de Tepepan, dans le sud de Mexico.
Deux des cinq juges de la Cour suprême ont voté contre le projet de libération immédiate de la Française, deux autres se sont prononcés pour et le dernier propose la tenue d’un nouveau procès. Etant donné que les magistrats ne sont pas parvenus à un accord, le dossier va être confié à un autre juge, qui sera chargé de proposer un nouveau projet. Comme quatre des cinq juges ont reconnu des violations des droits fondamentaux de Cassez, l’hypothèse la plus vraisemblable est l’organisation d’un nouveau procès.
Le projet initial du rapporteur Arturo Zaldívar proposait d’annuler toute la procédure pénale à l’encontre de la Française et de révoquer la sentence prononcée l’an dernier par le tribunal qui avait rejeté son pourvoi en cassation. C’était la première fois qu’un représentant d’une instance judiciaire mexicaine questionnait la validité de l’enquête menée contre Cassez, ainsi que la fiabilité des preuves et des témoignages à charge. Mais les conclusions du juge Zaldívar n’ont pas été suivies par ses confrères.
«Déformation». La décision de la cour a immédiatement été communiquée à la détenue. Le projet rédigé par Arturo Zaldívar, présenté publiquement il y a deux semaines, basait son argumentation sur une série de violations des droits fondamenta




