C’est le nouveau maître du pays. Arrivé au pouvoir à la faveur d’un surprenant coup d’Etat, le 21 mars, le capitaine Amadou Haya Sanogo a bousculé les événements au Mali, précipitant indirectement la conquête du Nord par une coalition confuse de Touaregs autonomistes et islamistes. Face à l’imbroglio actuel et à la montée des périls, le chef du comité dirigeant de la junte a accepté hier de répondre à nos questions.
Quelle est la situation actuelle dans le nord du Mali ?
La situation est critique depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle nous avons renversé le régime en place. Il y a eu des trahisons, l’armée a été abandonnée face à la rébellion touareg. Aujourd’hui, ce n’est plus une simple rébellion, ce sont des groupes islamistes qui s’installent dans le nord du pays. Et si on laisse le Mali seul avec ce problème, l’Afrique et le monde en paieront les conséquences.
Etes-vous favorable a une intervention étrangère ?
Si les grandes puissances ont été capables de traverser les océans pour aller lutter contre ces structures intégristes en Afghanistan, qu’est-ce qui les empêche de venir chez nous ? Notre comité veut le bien du pays. L’ennemi est connu et il n’est pas à Bamako
[la capitale, ndlr].
Si une force devait intervenir, il faudrait qu’elle le fasse dans le Nord.
Faites-vous une différence entre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les groupes islamistes ?
Pourquoi faire des distinctions e




