Pour Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre du 22 juillet en Norvège qui a fait 77 morts et plusieurs dizaines de blessés, c’est une première victoire. Lundi, les deux nouveaux experts, chargés en janvier par le tribunal d’Oslo d’évaluer l’état de santé mentale d’Anders Breivik, ont rendu leurs conclusions. Elles sont en totale contradiction avec celles des deux psychiatres qui avaient observé le tueur à l’automne. Pour eux, il souffre de schizophrénie paranoïde et ne peut donc être jugé, ni être déclaré pénalement responsable. Mais les seconds assurent qu’il ne peut être considéré comme psychotique et qu’il doit être tenu pour responsable de ses actes.
Contradiction. A une semaine seulement de l'ouverture du procès, qui s'annonce déjà comme le plus médiatisé de l'histoire de la Norvège, ce nouveau rapport est un véritable casse-tête pour les juges, qui vont devoir déterminer si Breivik doit passer le reste de sa vie en prison, ou bien dans un hôpital psychiatrique. Mi-février, les deux procureurs en charge du dossier s'étaient préparés à l'éventualité d'une contradiction dans les conclusions des experts psychiatres, en annonçant qu'ils étaient prêts à reconnaître l'irresponsabilité pénale du tueur, tout en se réservant le droit de requérir une peine de prison, au terme du procès. Depuis son arrestation, Breivik est maintenu à l'isolement dans sa cellule de la prison de haute sécurité d'Ila, près d'Oslo.
En Norvège, les conclusions du premier rapport ava




