Un éditorialiste du New York Times a déjà trouvé le slogan de la prochaine campagne présidentielle américaine : «Je ne suis pas Mitt Romney». Le slogan pourra servir aussi bien à Barack Obama qu'à son rival républicain, Mitt Romney, ironise le brillant Thomas Friedman. A sept mois de l'élection, fixée au 6 novembre 2012, il est en effet acquis que Mitt Romney, 65 ans, sera bien l'adversaire de Barack Obama, 50 ans : le dernier challenger républicain qui pouvait encore le faire trébucher, le fondamentaliste chrétien Rick Santorum, a annoncé mardi son retrait. Mais Mitt Romney a pour particularité, rare à cette étape de la course, d'être particulièrement impopulaire. Jugé «distant», «inconsistant» ou «peu inspirant» par une majorité d'Américains, Romney semble lui-même chercher à «désavouer son passé», souligne Thomas Friedman.
Short mormon. Si l'élection avait lieu aujourd'hui, Barack Obama l'emporterait avec 48% des suffrages, contre 43% à Mitt Romney, indique la moyenne des derniers sondages réalisée par le site RealClearPolitics. «Il est assez inhabituel à ce stade qu'un candidat ait autant de mal à rallier la base de son propre parti, observe Eric Ostermeier, professeur de sciences politiques à l'université du Minnesota et auteur du blog SmartPolitics. Et Mitt Romney va maintenant devoir se battre pour les 10 ou 15% d'électeurs indépendants qui font basculer les élections. Mais, si l'on n'i




