Hier, le régime du président syrien Bachar al-Assad a mis au défi la communauté internationale, alors que la ville de Homs était pilonnée, vingt-quatre heures après le vote par le Conseil de sécurité de sa première résolution en treize mois de conflit, et qui autorise le déploiement d'observateurs sur place. Dans la soirée, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est déclaré «très inquiet» de la situation.
Que dit la résolution ?
C'est une étape importante pour l'ONU, qui avait été jusque-là bloquée par le refus de la Russie et de la Chine de voter un texte condamnant le régime. La résolution 2042 s'inscrit dans le plan en six points de l'émissaire onusien Kofi Annan, qui a pris corps la semaine dernière avec l'établissement d'un cessez-le-feu néanmoins mis à mal par la poursuite des hostilités. Elle prévoit dans un premier temps le déploiement de 30 observateurs, dont 5 ou 6 devaient arriver dès hier en Syrie. Ceux-ci vont tenter d'établir un quartier général à Damas, et le Conseil demande à la Syrie de garantir leur sécurité et leur liberté de mouvement. Au total, la mission devrait compter 250 hommes «pour contrôler le cessez-le-feu»,. Moscou a accepté de voter le document après que la suppression des passages dénonçant les exactions du régime.
Quelles sont les étapes suivantes ?
Selon les mots des diplomates, la résolution pourrait être «un premier pas vers une sortie de crise». L'idée est de poursu




