Les questions des procureurs sont extrêmement détaillées. Sa scolarité, ses entreprises, son engagement politique… La vie d'Anders Behring Breivik est passée au peigne fin depuis l'ouverture de son procès au tribunal d'Oslo. Mardi, l'auteur des attaques du 22 juillet en Norvège a pris ses aises dans la salle d'audience. Certaines des parties civiles craignaient même qu'il tente de prendre le contrôle de son procès. Hier, le ton a changé. Les procureurs l'interrogent sur les années qui ont conduit à sa radicalisation. Il se butte. «Je n'ai pas de commentaire», lance-t-il. Les procureurs insistent. Ils veulent des réponses. Breivik est-il fou ? Ou bien est-ce un dangereux fanatique qui bénéficierait, comme il continue de l'affirmer, de contacts à l'étranger ? C'est la question à laquelle les cinq juges vont devoir répondre à l'issue du procès, qui doit durer dix semaines.
«Pompeux». Les deux premiers experts psychiatres qui l'ont observé ont conclu qu'il était psychotique et donc pénalement irresponsable. Ceux qui l'ont examiné dans un second temps soutiennent pour leur part qu'il est en parfaite possession de ses moyens. Lundi, le parquet a annoncé qu'il n'avait pas modifié son acte d'accusation, malgré les conclusions du nouveau rapport d'expertise. Les deux procureurs prévoient de requérir l'internement psychiatrique, à moins que de nouvelles preuves apparaissent au cours du procès.
Breivik ne leur facilite pas la tâche. Confronté hier à ses contradi




