La campagne présidentielle ne franchit pas les frontières. La politique internationale n'est abordée qu'à la marge par les candidats, au fil des remous de l'actualité : le fonctionnement de l'ONU à l'occasion de la crise en Syrie, la présence en Afrique à l'occasion du coup d'Etat au Mali...
La «Lettre au peuple français» de Nicolas Sarkozy fait l'impasse sur ces questions (autrement que par le prisme de l'immigration), et il faut s'en remettre au programme de l'UMP pour connaître les orientations du Sarkozy candidat. François Hollande, attaqué par le camp sarkozyste aux débuts de la campagne sur son manque de stature internationale, y consacre quatre de ses 60 engagements. Si l'on s'en tient aux programmes, des dix candidats, ce sont finalement Marine Le Pen et Jacques Cheminade qui se montrent les plus diserts sur le sujet, la première dans une optique de résistance à «la logique euro-atlantique», le second détaillant longuement les tenants et aboutissants d'un «pont terrestre eurasiatique».
L'Afghanistan
Sur le principe du retrait des troupes, tous




