Le rideau est loin d'être tombé sur la féroce bataille de succession qui est en train de se jouer dans l'ombre au sommet du pouvoir chinois. Après la purge, le 15 mars, du membre du Politburo Bo Xilai, c'est maintenant l'un de ses alliés, encore plus haut placé que lui, Zhou Yongkang, qui risque sa tête, à en croire des «sources internes» citées par la presse de Hongkong.
Haut responsable des services secrets, chef des organes judiciaires et maître d'œuvre de la répression des dissidents, Zhou Yongkang, 69 ans, fait partie du petit comité de neuf hommes qui dirigent le tout-puissant parti. Cette instance dirigeante - le comité permanent du Politburo - doit, cet automne, changer sept de ses neuf membres et nommer un nouveau secrétaire général pour remplacer l'actuel, Hu Jintao, également président de la République. Mais, en mars, la «transition douce» qui devait s'opérer s'est transformée en pugilat : Bo Xilai, candidat à la promotion, a été démis de ses fonctions pour de «graves violations de discipline» - jusqu'ici non spécifiées. Sa femme, Gu Kailai, a été accusée dans les médias officiels du meurtre, en novembre, d'un Anglais, Neil Heywood, qui aurait servi d'homme de paille pour blanchir l'argent douteux de la famille Bo à l'étranger. Une commission d'enquête du parti a été envoyée à Hongkong pour évaluer ces avoirs illicites. Mais pas seulement, révèle cette semaine le South China Morning Post de Hongkong : l'enquête vise aussi l'argen




