Aquoi sert le plan Annan ? Absolument à rien. Comme d’habitude, le régime Syrien a fait mine d’accepter le plan des Nations unies (et de la Ligue arabe) mais n’a rien lâché. Pas de libération de prisonniers, pas d’amélioration de la situation humanitaire, pas d’accès en Syrie à des journalistes indépendants, pas d’arrêt des bombardements - en ce moment, c’est la grande ville de Hama qui est pilonnée.
Et, comme il se doit, chaque jour des dizaines de personnes sont tuées - au moins 362 depuis le début de la mission des observateurs de l'ONU, le 16 avril. Et d'ici à ce que ces derniers soient tous déployés (ils doivent être 300 au final), sous trois mois, la liste des victimes risque encore de beaucoup s'allonger. C'est pourquoi le recours à la force commence à être de plus en plus évoqué. Par Alain Juppé, qui, jugeant le plan Annan «fortement compromis» avant même qu'il soit vraiment entré en application, a estimé que si la mission d'observation ne fonctionne pas il faudrait envisager d'activer le chapitre 7 de la charte des Nations unies, qui prévoit un tel recours en cas de menaces contre la paix. Par la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui avait évoqué il y a une semaine cette possibilité. Et par la Ligue arabe, qui sans aller jusqu'à envisager explicitement un tel recours, a déclaré qu'elle allait demander à l'ONU de garantir la protection «immédiate» des populations civiles en Syrie.
La Russie s’oppose toujours avec la dernière énergie à tou




