Un nouveau groupe rebelle, le FNLA (Front national de libération de l'Azawad), «un groupe surarmé formé d'Arabes du nord du Mali», selon une source malienne, et qui se prétend «ni sécessionniste ni islamiste», a rejoint vendredi l'insurrection à Tombouctou. Selon des observateurs, l'arrivée de cette nouvelle formation pourrait bouleverser le pacte tacite entre le MNLA (Mouvement de libération de l'Azawad) et les islamistes d'Ansar ed-Dine, modifiant les rapports de force. Cette nouvelle péripétie intervient alors que la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a annoncé «le déploiement immédiat» d'une force régionale au Mali.
Selon la Cédéao, il s'agit «de sécuriser les organes de la transition du gouvernement intérimaire et de parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali». Par ailleurs la Cédéao a décidé de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.
Les troupes de la Cédéao, dont on ignore encore le nombre et les moyens, seront placées sous l'autorité du colonel burkinabé Barro Gnibanga, afin d'interdire aux rebelles touaregs et islamistes d'Ansar ed-Dine «de descendre plus au sud du pays».
Cette force sera composée d'éléments du Nigeria, de la Côte-d'Ivoire, du Togo, du Sénégal et de la Gambie. La Cédéao, présidée par Alassane Ouattara, le président ivoirien, met donc s




