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Libération
portrait

Femme de l’être

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Nièce d’Elsa, cette lectrice passionnée et écrivaine rentrée est devenue actrice par facilité et vient de passer à la réalisation.

Publié le 02/05/2012 à 19h07

Un instant, elle hésite cherchant le mot juste et relève une longue mèche brune sur son front : «Ufo… c'est ovni, n'est-ce pas en français ?» Exact. Un sourire illumine son visage. «Oui, je suis une espèce d'ovni, tout à la fois française et italienne», lance, en riant, l'actrice romaine qui volontiers aime à disserter sur les humeurs comparées des uns et des autres, «ces Français qui semblent toujours vivre à la veille d'une révolution et ces Italiens perpétuellement dans la survie comme au lendemain d'un séisme, d'où leur pessimisme radical».

Cou de cygne, port à la Modigliani et regard intense, l'italianissime Laura Morante vit entre les deux cultures, passant d'une langue à l'autre avec juste une pointe d'accent et quelques «r» roulés en français pour rappeler ses origines toscanes. «Par amour», elle vécut dix ans dans la capitale française avant de se réinstaller au bord du Tibre où elle vit aujourd'hui dans un appartement du très bourgeois quartier de Parioli. Le va-et-vient professionnel continue et quand elle est à Paris, son grand plaisir reste de s'installer à une table de café. «A Rome, nous n'avons que des bars. Moi, j'aime m'asseoir, regarder les gens, imaginer ce qu'est leur vie.» Les cafés parisiens, elle les aime tous, les rades un peu crades du faubourg Poissonnière où elle vivait lors de son exil amoureux. Ou, désormais, le Flore avec sa connotation intello-chic comme il convient à l'icône d'une certaine idée du c

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