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Décryptage

Liberté précaire pour le dissident aveugle Chen

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Publié le 02/05/2012 à 21h56

L’avocat aveugle Chen Guangcheng, réfugié depuis le 26 avril dans l’ambassade des Etats-Unis à Pékin, a quitté les lieux hier pour se faire soigner dans un hôpital de la capitale, où il a retrouvé son épouse, sa fille et son fils qu’il n’avait pas rencontrés depuis des années.

Quel compromis a été négocié avec Pékin ?

Chen, qui souhaite rester en Chine, a quitté l'ambassade de son plein gré, après avoir parlé au téléphone avec la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton. «Je voudrais vous embrasser», lui a-t-il dit. Par l'intermédiaire de deux diplomates américains, Chen a négocié les conditions de sa liberté. Barack Obama s'est prononcé en faveur de l'arrangement, selon un ami du dissident. Au terme de cet accord, Chen et sa famille sont autorisés à résider dans une autre province que le Shandong, où les autorités locales le séquestraient depuis près de deux ans en lui faisant subir des mauvais traitements. Aucune indication n'a été livrée sur son futur lieu de résidence, mais ce sera «un endroit sûr», où il pourra s'inscrire à l'université. Autodidacte, Chen souhaite obtenir un diplôme de droit en bonne et due forme. Il ne sera pas poursuivi pour des délits antérieurs, selon l'ambassade. Pékin s'est aussi engagé à «enquêter» sur les accusations d'«activités extralégales» auxquelles se seraient livrées les autorités du Shandong.

Pourquoi le régime a-t-il cédé ?

Pékin a fini par se résigner à accepter les conditions

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