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Libération

Hollande et Obama, flous «alliés» de circonstance

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Le chef de l’Etat est attendu aujourd’hui à Washington avant l’ouverture du G8.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 17/05/2012 à 22h16

«Et Mme Trierweiler, comment faudra-t-il l'appeler ?» Parmi toutes les questions que se pose la Maison Blanche avant de recevoir François Hollande ce vendredi, ce n'est pas la principale, mais on l'a entendue plusieurs fois ces derniers jours. «Le fait que François Hollande ne soit pas marié pose de vraies questions de protocole, assure un habitué de la Maison Blanche. Pour nous les Américains, c'est encore inhabituel.» Les diplomates français assurent que Valérie Trierweiler n'en sera pas moins reçue comme une épouse de plein droit, avec même un rang protocolaire particulièrement élevé, François Hollande étant le seul chef d'Etat avec Barack Obama parmi les invités du G8.

Improvisées. Pris de court par l'élection de Hollande - jusqu'au premier tour, il avait plutôt misé sur la réélection de Sarkozy -, Barack Obama a prié le nouveau président français de passer le voir à la Maison Blanche ce vendredi pour faire connaissance avant le sommet du G8 qui débutera le soir à Camp David et sera suivi par un sommet de l'Otan à Chicago. Vendredi midi, Hollande doit ensuite déjeuner avec Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat.

Ces invitations, improvisées en dernière minute, se veulent amicales mais trahissent aussi les nombreuses questions qui se bousculent à Washington sur les intentions du «socialiste» français : sa promesse de «renégocier» le pacte budgétaire ne risque-t-elle pas d'aggraver la crise de l'euro ? Ne va-t-il pas gâcher

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