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Libération

La peine de mort requise contre Ben Ali

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publié le 23 mai 2012 à 20h54
(mis à jour le 23 mai 2012 à 21h25)

Un tribunal militaire a requis mercredi la peine capitale contre l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali jugé par contumace pour son rôle dans la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine, deux villes emblématiques de la révolution tunisienne.

Le procureur du tribunal militaire du Kef (nord-ouest) a requis la peine capitale pour l'ex-président, poursuivi pour «complicité d'homicides volontaires». Il a demandé «les sanctions les plus sévères possibles» pour ses 22 co-accusés, anciens hauts responsables du régime, poursuivis pour la mort d'au moins 22 personnes à Thala et Kasserine, deux villes du centre qui ont payé un lourd tribut au soulèvement populaire qui provoqua la fuite en Arabie saoudite de Ben Ali le 14  janvier 2011.

C’est la première fois que la peine capitale est requise contre l’ancien président tunisien, qui fait l’objet de dizaines d’actions en justice devant les justices militaire et civile.

Ben Ali a déjà cumulé au civil des condamnations à 66 ans de prison notamment pour détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Il fait l’objet avec son épouse Leïla Trabelsi d’un mandat d’arrêt international, mais l’Arabie saoudite n’a jamais jusqu'à présent répondu aux demandes d’extradition tunisiennes.

Les réquisitions du procureur ont été accueillies avec étonnement par plusieurs avocats, y compris de la partie civile.

«Ben Ali n'est pas l'acteur principal de ces homicides, il est poursuivi pour complicité et p