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Libération

Washington cherche comment intervenir

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Les Etats-Unis rechignent à s’engager sur un nouveau front. Mais le massacre de Houla pourrait changer la donne.

Publié le 27/05/2012 à 22h46

«Nous devons tout faire pour prévenir et mettre fin aux atrocités.» C'était le mois dernier encore, au musée de l'Holocauste de Washington : Barack Obama rappelait avoir créé un Conseil de prévention des atrocités, et soulignait qu'il en allait même de «l'intérêt fondamental» des Etats-Unis en termes de sécurité. Quelques semaines plus tard, le massacre de Houla vient rappeler combien ces belles paroles sonnent creux : depuis des mois, la communauté internationale assiste à la plongée de la Syrie dans la guerre civile, sans rien faire d'autre que des communiqués diplomatiques ou l'envoi d'observateurs pour constater les horreurs.

«Modèle yéménite». La dernière idée en date à Washington, présentée hier à la une du New York Times, serait de proposer une transition «à la yéménite» : Barack Obama va présenter ce modèle à Vladimir Poutine lors de leur rencontre prévue au G20 des 18 et 19 juin, rapporte le quotidien. Par «modèle yéménite», entendre une solution négociée qui permettrait à Bachar al-Assad de quitter le pouvoir tout en préservant partiellement son régime : le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a ainsi cédé la place en février à son ancien vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Les Etats-Unis continuent de considérer que Moscou détient la clé de Damas, en tant que protecteur du régime syrien et puissance détentrice du veto aux Nations unies. «Les Russes parlent aussi de ce modèle yéménite , indique Robe

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