L’échec des négociations entre syndicats étudiants et gouvernement, jeudi soir, a redonné des ailes à la contestation à Montréal comme à Québec. Casseroles et cuillères sont reparties à l’attaque dans les principales villes de la province, où des milliers de manifestants sont de nouveau descendus dans les rues. Un grand rassemblement était encore prévu samedi.
Bagatelle. C'est le gouvernement québécois qui a interrompu les discussions, commencées lundi, sur la hausse annoncée des frais de scolarité à l'université. Après le refus des étudiants d'accepter une ristourne de 35 dollars par an sur l'augmentation de 1 778 dollars canadiens (1 300 euros) étalée sur sept ans et non plus sur cinq - un montant considéré comme une bagatelle par les contestataires en grève depuis février -, le gouvernement a à son tour dit non aux contrepropositions de ses interlocuteurs. «Force est de constater que ces derniers refusent d'assumer toute hausse des frais de scolarité, donc il n'a pas été possible d'arriver à un règlement à coût nul pour les contribuables», a déploré la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, en annonçant que les discussions étaient «dans l'impasse».
Pour éviter les hausses, les étudiants avaient proposé des solutions appuyées sur des crédits d'impôts. Ces propositions n'étaient pas acceptables pour le gouvernement libéral qui ne veut pas démordre du principe de l'utilisateur-payeur. L'impasse est idéologique. Après neuf ans de gouver




